vendredi 15 mai 2009
les mots me négligent
jeudi 14 mai 2009
choses à dire dites
mardi 28 avril 2009
adieu joli garçon
dimanche 26 avril 2009
baiser un étranger
(pas capable de mettre le doigt dessus)
état de veille
lonely lonely that is you, qu'elle me chante
(une fois de plus)
ni léthargique ni fulgurante
j'écoute ses mots
je suis plate.
*
chers, très chers, vous m'êtes étrangers
mes chers, mes très chers étrangers
je suis sotte
je m'affale devant vos yeux
je m'étends de tout mon long
à l'horizontale
à l'horizon.
*
la saveur érable et noix me répugne
(pour casser l'atmosphère)
vendredi 24 avril 2009
c'est pas à cause de la chanson
jeudi 23 avril 2009
notes 05-09

anonyme
mardi 21 avril 2009
lundi 20 avril 2009
i don't mind, i don't care, hello, i love you

Je ne nous vois pas, je ne suis ni éveillée ni assoupie, je ne nous vois tout simplement pas. J'ai beau fabuler des histoires de cul, je ne nous retrouve pas dans les annales de mes aventures fantasmagoriques qui ralinguent les voiles de mon vaisseau génésique. J'hésite entre m'exclamer 'dommage' , 'bien fait' ou 'fuck', mais j'ai cru meilleur que je dise pas mot.
À l'abordage!

vendredi 17 avril 2009
S. Marceau
jeudi 16 avril 2009
tricheuse
mercredi 15 avril 2009
myrtilles mutilées
Tsé, Renée Martel quand elle chantait "j'ai un amour qui ne veut pas mourir et c'est ma raison d'aimer la vie", ben c'était rien que de la câliss de marde. Quand t'as un amour qui veut pas mourir, c'est pas une raison d'aimer la vie, c'est un raison pour se crisser une balle dans tête.
Ça va faire 9 ans à l'été que ta mère est partie. T'en souviens-tu toi, de ta mère? Tu dois pas, t'étais tellement petit. Je l'avais pas prise parce qu'était belle, je l'avais prise parce qu'était fine. Maudit qu'était fine ta mère, mon Jeannot. Fine de même, j'te dis, ça existe quasiment pas. A s'occupait de toute, de tout le monde, de moé, de toé, de sa mère, de sa mémé, de la voisine pis de son ti-pas-fin, le fils de ta tante. A s'en est tellement occupé de son neveu, c'était son adoration. Je dirais pas plus que toé, mais presque. C'était terrible combien qu'a l'a aimé cet enfant-là. Quand il est mort, c'est pas mêlant, a pas dormi pendant un mois. A l'aimait pour mourir. Pis c'est là que l'adage prend tout son sens, a serait ben morte à sa place si on lui avait demandé. Mais comme tu le sais mon gars, c'est pas nous autres qui prenons la décision. C'est tout de même à ce moment-là qu'a commencé à mourir elle itou. Mourir à sa façon. Pauvre ta mère. A faisait fausse couche sur fausse couche, comme si son ventre voulait rien savoir de mes graines. C'est pas parce que j'ai pas essayé de lui faire son beau bébé. Ha! Pour ça, non. Je la montais 3 fois par jour pour la contenter. Même que des fois, j'étais pu capable de bander pis pour reprendre des forces, je restais dîner dans le bois pour être capable d'y faire l'amour en revenant, au soir venu. Ça n'a jamais marché. Ta mère a jamais été capable de faire pousser une plante verte, était pas plus capable de faire pousser un bébé. Son ventre voulait pas de moé y faut croire. A passait son temps à saigner de l'entre-jambe. Elle, a disait que le Seigneur la châtiait pour ses pêchés, qu'elle avait fait quelque chose de mal quand qu'était jeune pis que ça la suivrait jusqu'en enfer. Moi, je la croyais pas. Heille, c'était mon ancre cette femme-là, j'aurais jamais pensé qu'elle avait un demi gramme de cruauté dans le coeur. Jamais, au grand jamais, mon Jeannot. C'était tout le contraire.
Quand ils ont passé ta nouvelle dans le journal, ta mère le savait pas, a lisait pas le journal. Était dans le sous-sol en train de broder des paroles de la Bible sur un coussin quand j'ai vu ça. J'y ai crié de venir icit au plus sacrant. Est montée assez raide, j'avais pas coutume d'être sec de même avec, a se demandait ben ce qu'y avait là. «Un bébé retrouvé sain et sauf dans une barque à Eastbroughton» Ça pas prit 5 minutes qu'on était dans le char vers l'orphelinat pis pas longtemps après, t'étais notre fils, Jeannot. Jeannot Chiquette-Chèvrefils. Pour toi aussi Jeannot, ta mère serait morte. Tu peux en être sûr, crois ton père. Mais est morte pour elle avant, qu'est-ce tu veux. C'est pas nous autres qui décidons ça. D'un sens, j'suis ben reconnaissant qu'elle aille pas à t'enterrer, ç'aurait été encore plus atroce pour elle que de se faire frapper par un char en allant cueillir des bleuets. Ben pire.
Pis nous autres Jeannot, on n'en mangera pu jamais de la tarte au bleuet, mon gars. Y m'en reste ben une dans le congélateur, mais j'la garde, j'la mange pas. J'la garde pour toé, pour quand je vais mourir à mon tour. Quand je vais aller rejoindre ta mère, Jeannot, je veux que tu manges la tarte au bleuet qu'y a dans le congélateur en bas. Tu vas voir, est emballée ben comme faut dans du saran drap pis un sac de papier. J'ai écris Jeannot Chiquette-Chèvrefils dessus, faque y devrait pas y avoir de trouble. C'est la seule affaire que j'veux, mon gars. Tu mangeras ça en pensant à tes parents pis une couple d'heures après, tu nous chieras dans toilette, tu flusheras ton tas pis après toute va être fini.
mardi 14 avril 2009
bisou-bisou
lundi 13 avril 2009
bagatelles-babioles/ thérapie oui-oui


Laisse-moi juste pour voir, arrête de m'aimer si tu m'aimes, va-t-en loin pour voir qu'est-ce que ça va nous faire. Laisse-moi sécher comme les fleurs qu'on mettait entre les pages des dictionnaires et des gros bouquins. Oublie-moi là, refais ta vie, fais des enfants, joue au Scrabble avec ta femme après le souper, cherche un mot, retrouve-moi. Plus mince qu'une feuille,
apparemment nervurée, désintégrée mais préservée.
*
dimanche 12 avril 2009
la foi/ le foie de porc
samedi 11 avril 2009
ça promet
jeudi 9 avril 2009
litige du zizi
mercredi 8 avril 2009
je voudrais dessiner un titre
mardi 7 avril 2009
notes noctures
illuminée opaque/
appétence des putains/ affabulations grotesques/ sexe cirque/
cocasse épisode/ quotidien repoussant/humiliant encoignure/
*
Saturés- le ciel et la terre- le sol n'en peut plus de boire. Au secours.
*
cogne aux portes dans un boucan d'enfer bam bam bam réveillez-vous câliss, y'a le feu, on va tous crever icit
- Ben non Anette, y'a pas le feu. Sansom vient de faire le tour, là, y'a pas la moindre flamme à nul part dans le campement. Va donc te recoucher, là. C'était encore un autre cauchemar, Anette y'a pas le feu pour vrai. Pour moi t'as le diable dans l'âme, toi, à rêver à des affaires épouvantables de même toutes les nuits. Tu vas ben nous faire mourir de peur une bonne fois.
Anette parlait pas, elle attendait que Sansom revienne pour que ça paraisse pas.
